Doyenné de Champagnole

Messe de la nuit de Noël :

Conte de la messe de la nuit de Noël

En cette soirée du 24 décembre, les catholiques étaient nombreux dans les églises pour fêter Noël. La fête de Noël célèbre la naissance de Jésus-Christ Fils de Dieu. Elle nous fait sentir Dieu tout proche de nous, car il s’est fait l’un de nous. Elle nous révèle le visage de Dieu : le Créateur Tout Puissant, se fait enfant.

A Champagnole, l’église Saint-Cyr et Sainte-Julitte était pleine à craquer pour l’occasion. La célébration a débuté par un conte de Noël mimé par les enfants et jeunes de la paroisse. Ce beau conte, remarquablement interprété par des enfants très bien déguisés, a beaucoup plu. Il racontait l’histoire d’une petite étoile, bien plus petite que les autres, mais qui a été choisie pour conduire les mages jusqu’à Bethléem, justement car elle était la plus petite, la plus effacée, la plus humble. Une belle messe a suivi ce conte, embellie par les chants interprétés par la nombreuse assemblée et par plusieurs instruments.

Dans son homélie, le père Théophile a proposé à l’assemblée de faire avec lui une randonnée, à suivre le chemin des bergers vers la crèche. Dans une randonnée, on s’arrête, on fait des pauses plus au moins longues, on jouit du paysage, des rencontres, des monuments… Il a ainsi proposé de s’arrêter à trois moments qui sont comme des étapes. Certains resteront à la 1ère, d’autres continueront vers la 2e et d’autres encore iront jusqu’à la dernière étape.

1ère étape : la magie de Noël. Cette étape est remplie de magie et de merveilleux. Les bergers sont enveloppés d’une grande lumière. L’Ange du Seigneur leur apparaît.

Noël, pour nous comme pour les bergers, est rempli de magie : c’est le regard et la joie d’un enfant devant ses cadeaux sous l’arbre de Noël, c’est la visite qui arrive pour le réveillon…

2ème étape : la nostalgie de Noël. Les bergers se retrouvent devant une nouvelle qu’ils attendaient depuis longtemps. Le peuples qui vivait dans les ténèbres voit ses espoirs comblés. Leurs souvenirs des promesses de Dieu se réveillent.

Nous sommes peut-être une peu comme ces bergers. Nous connaissons la bonne nouvelle de la venue du Sauveur. Nous nous rappelons les Noëls d’autrefois. Nous venons à l’église pour aller plus loin que la magie de Noël.

Comme le disait le père Théophile, nous pouvons nous arrêter à ces 2 étapes, en rester à la magie et à une belle nostalgie, mais il nous invite à suivre les bergers jusqu’à la 3e étape, celle du mystère de Noël.

3ème étape : le mystère de Noël. La fête de Noël n’est pas complète si nous ne venons pas, comme les bergers, vers le nouveau-né, emmailloté et couché dans une mangeoire. Le Sauveur qui arrive, n’est pas accompagné d’une escorte en grande pompe, il prend les traits d’un petit enfant innocent, faible et impuissant. Nous ne comprenons rien de ce mystère si nous ne croyons pas que cet enfant est le même que l’adulte qui pourra sur la croix et qui ressuscitera pour vivre pour toujours et nous entraîner à sa suite. Le monde sera changé pour toujours.Le mystère de Noël que nous découvrons, si nous acceptons de nous rendre à cette étape, c’est celui d’une bonne nouvelle et d’une grande joie pour tout le peuple encore aujourd’hui. Quelle bonne nouvelle de se savoir aimé de Dieu ! Il nous aime comme nous sommes et ne veut que notre bonheur. Continuons donc notre chemin comme les bergers et reconnaissons sous les espèces du pain et du vin que nous partageons, le corps et le sang de cet enfant devenu le Christ Jésus Seigneur. Que la Paix du Christ, l’Emmanuel, inonde vos cœurs.